
Mariam Bataller Pardo
Fondatrice

Exécution des peines
Vous avez reçu une mise en demeure du tribunal pour une amende pénale que vous n'avez pas payée.
Sur ce papier figure une expression qui fait peur : responsabilidad personal subsidiaria (contrainte judiciaire pour amende impayée). Il est normal que votre première question soit : est-ce que je vais aller en prison ?
Soyons honnêtes. Le non-paiement d'une amende pénale peut effectivement se transformer en jours de privation de liberté. Mais avant d'en arriver là, la loi prévoit plusieurs issues : fractionner le paiement, baisser le montant journalier si votre situation s'est dégradée, ou exécuter la peine par un trabajo en beneficio de la comunidad (travail d'intérêt général). Aucune ne s'ouvre toute seule : il faut les demander, et à temps.
Chez Bataller Abogados, nous travaillons depuis plus de 25 ans en exécution des peines et nous savons que ces délais sont courts. Si vous avez déjà la convocation en main, appelez-nous au +34 696 967 181. Nous répondons 24 h/24 et intervenons dans toute l'Espagne.
Vous ne savez pas par où commencer ?
C'est la conséquence prévue par l'article 53 du Código Penal (code pénal espagnol) lorsque le condamné ne paie pas l'amende, ni volontairement ni par voie d'exécution forcée. Autrement dit : si le tribunal ne récupère pas l'amende, celle-ci se transforme en privation de liberté.
Ce n'est pas une nouvelle peine ni une sanction supplémentaire : c'est la façon de remplacer le paiement d'une amende impayée. L'article 35 CP la range parmi les peines privatives de liberté, aux côtés de la prison et de la localización permanente (assignation à résidence).
Deux limites, dès le départ :
L'article 50 CP organise le système des jours-amende : l'amende n'est pas fixée comme une somme globale, mais comme un nombre de jours multiplié par un montant journalier.
Sur cette base s'applique la règle de l'article 53.1 CP : un jour de privation de liberté pour deux montants journaliers non payés. La contrainte équivaut donc à la moitié des jours-amende impayés.
Un exemple. Une amende de six mois avec un montant journalier de six euros représente 180 jours-amende : si rien n'est payé, la contrainte serait de 90 jours. Si vous avez payé une partie, le calcul ne porte que sur le solde restant.
Certaines infractions entraînent une amende proportionnelle prévue par l'article 52 CP : le montant est calculé en proportion du préjudice causé, de la valeur de l'objet de l'infraction ou du profit obtenu. Il n'y a pas de montants journaliers, donc pas de règle de conversion automatique.
L'article 53.2 CP confie au juge le soin de fixer la durée qui convient, avec une limite claire : elle ne peut en aucun cas dépasser un an. Cette marge d'appréciation du juge est une raison de plus de se présenter bien préparé.
Ne pas pouvoir payer aujourd'hui ne veut pas dire que la prison est le seul chemin. Plusieurs voies existent, et elles ne s'excluent pas :
Le point clé, c'est le moment : presque toutes ces solutions se règlent mieux avant que la contrainte ne soit déclarée et liquidée.
L'article 50 CP permet au tribunal de déterminer le délai et les modalités de paiement, et prévoit un paiement échelonné sur une période qui ne dépasse pas deux ans à compter du jugement définitif. Le fractionnement n'est pas une faveur : c'est une possibilité prévue par la loi.
La demande se dépose devant le tribunal chargé de l'exécution, par écrit motivé. Et la décision se prend sur ce que vous prouvez, pas sur ce que vous affirmez : bulletins de salaire, relevé de carrière, attestation de chômage ou charges de famille.
L'article 51 CP est peu connu et très utile. Si, après le jugement, la situation financière du condamné change, le juge peut modifier aussi bien le montant des versements que les délais de paiement, à titre exceptionnel et après vérification.
Le cas typique : le montant journalier a été fixé quand vous travailliez, puis sont arrivés un licenciement, un long arrêt maladie ou la fermeture de votre activité. Le jugement n'est pas rejugé, mais le montant journalier peut être adapté.
La loi dit « à titre exceptionnel » : le tribunal vérifiera donc ce que vous apportez. Pour l'amende proportionnelle, la voie est l'article 52.3 CP, qui permet de réduire le montant dans les limites légales prévues pour l'infraction, ou d'autoriser un paiement échelonné si la situation s'est dégradée.
C'est la solution qui nous vaut le plus de questions. L'article 53.1 CP permet de décider, avec l'accord préalable du condamné, que la contrainte soit exécutée sous forme de trabajos en beneficio de la comunidad (travail d'intérêt général). L'équivalence est fixée par la loi : un jour de privation de liberté équivaut à une journée de travail.
Dans l'exemple précédent, ces 90 jours deviendraient 90 journées de travail. Sans entrée en prison.
Selon l'article 49 CP, il consiste à apporter une aide non rémunérée dans des activités d'utilité publique : réparation du dommage causé, soutien ou assistance aux victimes, ou participation à des ateliers et programmes de formation.
Lors de l'élaboration du plan d'exécution, vos contraintes familiales et professionnelles sont prises en compte. Si vous avez des horaires fixes ou des personnes à charge, apportez-en la preuve.
C'est une peine privative de liberté qui oblige à rester au domicile ou dans le lieu fixé par le juge. Elle est prévue par l'article 37 CP. Comme peine principale, elle dure jusqu'à six mois et, si le condamné le demande et que les circonstances le justifient, elle peut être exécutée les samedis et dimanches ou de façon fractionnée. Le juge peut décider d'un dispositif de surveillance électronique.
En cas d'amende impayée, l'article 53.1 CP prévoit que la contrainte, s'agissant d'infractions légères, peut être exécutée en localización permanente. Avec une précision technique : dans ce cas, la limite de durée de l'article 37.1 CP ne s'applique pas.
Il faut être clair, car le risque est réel. Si vous acceptez ce travail et que vous ne vous présentez pas ensuite, la situation peut empirer.
L'article 49 CP oblige les services sociaux pénitentiaires à signaler au Juez de Vigilancia Penitenciaria les incidents importants : absences, rendement nettement insuffisant ou non-respect répété des consignes.
Lorsque le manquement est volontaire, une procédure peut être ouverte pour quebrantamiento de condena (soustraction à l'exécution d'une peine), prévu par l'article 468 CP, qui punit de six mois à un an de prison la personne privée de liberté, et d'une amende de douze à vingt-quatre mois dans les autres cas.
Maintenant la bonne nouvelle. L'article 49 CP précise que si le condamné manque le travail pour un motif justifié, cela n'est pas considéré comme un abandon, même si ce temps n'est pas décompté. Un arrêt maladie ou une urgence familiale ne sont pas une soustraction à la peine s'ils sont justifiés. Si vous ne pouvez pas venir un jour, prévenez et apportez un justificatif : c'est le silence qui est interprété comme un abandon.
Si le délai est imminent, appelez-nous au +34 696 967 181 ou au +34 937 490 708.
Nous lisons le jugement, l'ordonnance d'exécution et la mise en demeure pour établir le délai réel.
Nous contrôlons les jours-amende, le montant journalier, les sommes déjà versées et la règle de conversion. Les erreurs de liquidation existent et se contestent.
Nous décidons avec vous s'il vaut mieux fractionner, modifier le montant journalier, demander un travail d'intérêt général, la localización permanente, ou combiner ces solutions.
Nous rédigeons la demande avec les documents qui prouvent votre situation réelle.
Dépôt, relances, audiences et accompagnement pendant toute l'exécution.
Oui, c'est juridiquement possible. L'article 53 CP transforme l'amende impayée en responsabilidad personal subsidiaria, que l'article 35 CP qualifie de peine privative de liberté. Cela dit, avant d'en arriver là, la loi offre des alternatives : fractionnement, modification du montant journalier, travail d'intérêt général et, pour les infractions légères, localización permanente. Ce qui compte, c'est d'agir dans les délais et de prouver votre situation.
L'article 53.1 CP fixe un jour de privation de liberté pour deux montants journaliers non payés. Si vous devez 100 jours-amende, cela fait 50 jours ; et si vous avez payé une partie, le calcul ne porte que sur le solde. Pour les amendes proportionnelles, cette règle ne s'applique pas : le juge fixe la durée, sans dépasser un an.
Oui. L'article 53.1 CP permet au juge de décider, avec l'accord préalable du condamné, que la contrainte soit exécutée sous forme de travail d'intérêt général. L'équivalence est d'une journée de travail par jour de privation de liberté. Il faut le demander et donner son accord : ce n'est pas automatique, c'est le tribunal qui décide.
L'insolvabilité réelle n'éteint pas l'amende à elle seule, mais c'est un élément juridiquement important. Elle permet de demander le fractionnement, la modification du montant journalier de l'article 51 CP et le travail d'intérêt général ou la localización permanente. Prouvez-la avec des documents : relevé de carrière, attestation de chômage, relevés bancaires et charges de famille. Une insolvabilité prouvée est appréciée très différemment d'une simple affirmation.
Oui. L'article 50 CP prévoit que le tribunal détermine le délai et les modalités de paiement, y compris un paiement échelonné sur une période qui ne dépasse pas deux ans à compter du jugement définitif. La demande s'adresse au tribunal chargé de l'exécution. Proposez un calendrier que vous pourrez vraiment respecter.
C'est une peine privative de liberté qui oblige à rester au domicile ou dans le lieu fixé par le juge. Elle est prévue par l'article 37 CP. Comme peine principale, elle dure jusqu'à six mois et peut être exécutée de façon fractionnée ou les week-ends si le condamné le demande. En cas d'amende impayée, l'article 53.1 CP la prévoit pour les infractions légères, et la limite de l'article 37.1 CP ne s'applique alors pas.
Les incidents sont signalés au Juez de Vigilancia Penitenciaria conformément à l'article 49 CP. Si le manquement est volontaire, une procédure peut être ouverte pour quebrantamiento de condena au titre de l'article 468 CP, qui prévoit six mois à un an de prison pour la personne privée de liberté et une amende de douze à vingt-quatre mois dans les autres cas. Manquer pour un motif justifié n'est pas considéré comme un abandon, même si ce temps n'est pas décompté.
Non. L'article 53.4 CP est clair : l'exécution de la responsabilidad personal subsidiaria éteint l'obligation de payer l'amende, même si la situation financière du condamné s'améliore. C'est différent pour les dommages et intérêts dus à la victime, qui suivent leur propre régime et ne s'éteignent pas par cette voie.
Si vous êtes arrivé jusqu'ici, c'est que vous avez une mise en demeure sur la table. Ne la laissez pas dormir : ici, la différence entre avoir des options et ne plus en avoir se mesure souvent en jours.
Nous sommes un cabinet boutique de Barcelone avec plus de 25 ans d'expérience en exécution des peines et en droit pénitentiaire. Nous étudions votre dossier, nous vous expliquons quelles voies sont possibles et nous préparons l'écrit avec les preuves qui le soutiennent. Nous intervenons dans toute l'Espagne.
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